Comme un air de déjà vu

Il y a un an et 4 jours, le verdict de la première échographie tombait.

Il y a un an et 4 jours, une part d'envie et de rêve s’effondraient face à la nouvelle d'une anomalie sur le fœtus.

Nous avions eu à (di)gérer la période de confirmation, puis les incertitudes et les attentes, pour finalement atteindre une point d'orgue lors de l'IMG - Interruption médicale de grossesse. La douleur avait été réelle. Physique, psychologique, avec tous les effets que l'on peut imaginer sur une vie de couple, une vie de famille et une vie professionnelle. Sans compter la recherche de causes ayant provoquées ces anomalies génétiques.

En un an, nous sommes passés par de douloureuses périodes. Ma compagne a cumulé les incertitudes de santé et les arrêts maladies, j'ai quitté mon emploi, fin effective depuis décembre 2015.

Une semaine avant la fin de mon activité, elle m'annonçait une nouvelle, que nous aurions voulu heureuse mais qu'il nous était impossible d'exprimer, de cerner. Une nouvelle grossesse.

Nous nous sommes ménagés. Peu projetés. Dans l'attente du verdict de la première échographie.

Elle a eu lieu hier.

Un an et 4 jours après, nous retrouvons l'épreuve de l'année passée. Nous n'avons plus ce coup de massue causée par la nouvelle. Nous étions au courant du risque de récidive. Nous n'avons rien vers quoi tourner notre douleur; pas même l'étonnement.

Nous n'avons que notre tristesse. Celle de perdre une fois encore une petite fille.

Et avec elle, encore un peu de nous; de nos envies, espoirs et de notre amour.