Des idées, des idées.

Je me torturais l’esprit. Tiraillé entre le travail et mes attentes, le bordel que sont nos quotidiens, et l’envie de composer. Chaque élément était devenu l’occasion de se prendre la tête, de se perdre et de s’emmêler. C’est bien parfois de s’emmêler, du moment que tu n’oublies pas où est situé l’issue de secours. Mais ça, je ne le savais pas. D’ailleurs je ne le sais toujours pas. C’est ce qui est chiant quand tu écris… Une foule d’idées qui te tiennent a cœur s’entremêlent et s’emmêlent et au final, personne n’arrive a suivre ton raisonnement. Tiens, les idées elles aussi se mêlent, mais elles n’ont pas besoin d’issu de secours. Pourtant, leur quotidien est loin d’être simple et monotone. Entre les idées fausses et les idées reçues, il existe parfois de belles idées. Quelques temps plus tard, ces idées ont changé, grandi, pour se concrétiser sous différents aspects. De la création artistique à la déclaration, tout a commencé par une idée. Une idée belle. Pourtant toutes les concrétisations ne sont pas belles. Le pire est de se dire que certaines n’ont pas eu le temps de se concrétiser, de grandir. L’idée en elle même, qu’elle soit réfléchie et désirée ou non, peut être séduisante, se faire tentatrice. Même quand elle n’existe que dans le cœur de quelques personnes… même si elles ne sont que deux ! Et puis ces mêmes idées blessent parfois. Parfois même, on blesse et on tue pour des idées. Et même encore, parfois on meurtrit et assassine contre des idées. Moi, je n’ai encore tué personne. Et personnellement, je ne tuerai personne. Du moins pas encore. Même les idées. Enfin, je crois. Un médecin s’en chargera pour moi. Car oui, vous l’ignoriez peut être, mais les plus grands assassins d’idées ne sont pas hommes politiques ou écriveurs, et ils ne sont pas forcément communistes ! Non, ils sont médecins. En tout cas, vous voyez déjà le bordel que c’est là dedans. Une sorte de mélange emmêlé où s’emmêlent les idées. C’est exactement ce même bordel dans ma tête, dans mon cœur, et sûrement dans le ventre de cette magnifique Demoiselle. Et c’est sûrement pire pour elle. Hier, elle a pleuré. Maintenant, c’est mon tour. Comme quoi, on peut même pleurer pour des idées. Même si l’idée est belle. Enfin, « était » belle. Et que cette idée, on l’a faite à deux sans vraiment le savoir. Mais qu’au final, elle nous prend aux tripes et aux cœurs, et qu’on s’y attache… à l’idée hein ! Il y a des idées qu’on aimerait concrétiser en Art et qu’on laissera pourtant crever. A nous deux, on a construit une idée. Et je m’apprête à la tuer.

Et bientôt, nous perdrons ce que n’existe pas encore. Soit en somme, une idée.

D’ici demain, je serai un assassin d’idée.